Deux profils, une même mission : élever votre look
Ana Thoisy
Deux profils, une même mission : élever votre look, par deux chemins différents
Deux femmes me contactent la même semaine avec la même phrase : « je voudrais élever mon look ». La première n'a aucun repère, ouvre un dressing plein et se dit qu'elle n'a rien à se mettre. La seconde a du style, s'habille bien, et tourne en rond depuis deux ans dans les mêmes trois combinaisons. Même demande, même objectif, et pourtant je ne travaille pas du tout de la même façon avec l'une et avec l'autre.
Moi c'est Ana Thoisy, conseillère en image certifiée à Bordeaux. C'est la distinction la plus utile que j'aie tirée de mes séances : ce n'est pas le niveau de style qui détermine l'accompagnement, c'est le point de départ, et un point de départ se diagnostique en quelques minutes.
Je décris ici ces deux profils tels que je les rencontre, ce que chacun doit travailler en priorité, dans quel ordre, et ce qu'ils ont en commun. Si vous cherchez d'abord à comprendre ce qu'apporte le conseil en image en général, j'ai écrit dessus, notamment un outil pour vous sublimer, pas vous enfermer. Ici, on reste sur la comparaison des deux parcours.
Deux styles, une même exigence
Profil 1 : aucun repère, besoin d'une base fiable
Ce profil se reconnaît à un symptôme précis : l'absence de critère de décision. Devant un vêtement, la personne sait qu'elle aime ou pas, mais ne peut pas nommer ce qui fonctionne. Chaque achat devient un pari, et le dressing accumule des pièces sans lien entre elles.
Il y a souvent, en plus, un vrai poids émotionnel : des complexes, une relation compliquée avec le corps, parfois un changement récent, perte ou prise de poids, grossesse, reprise de travail. Je le dis clairement : ce n'est pas de la superficialité. Quand on ne sait plus comment s'habiller, on sort moins, on se photographie moins, on s'efface.
Ce qu'il faut travailler en priorité
Avec ce profil, je ne commence jamais par le style, mais par les faits objectifs, ceux qui ne se discutent pas et donnent immédiatement des repères solides.
- Les couleurs d'abord. Le levier le plus rapide et le plus spectaculaire : une bonne couleur près du visage change le teint sans maquillage, et ça se voit dans la seconde. C'est aussi la donnée la plus facile à appliquer en boutique.
- La morphologie ensuite. Où se situent vos volumes, quelles coupes équilibrent votre silhouette et lesquelles la déséquilibrent. Cela transforme l'essayage en cabine : on sait quoi regarder.
- Le tri de dressing en troisième. Une fois les deux repères posés, on peut trier avec des critères et non au feeling. D'où l'ordre imposé.
Ce qui change pour ce profil, ce n'est pas d'avoir de nouvelles idées, c'est d'avoir enfin des règles applicables sans moi. Un accompagnement réussi se mesure au fait que, quelques mois plus tard, la personne n'ait plus de questions à me poser.
Profil 2 : du style, mais on tourne en rond
Ce profil est plus difficile à diagnostiquer, parce que de l'extérieur tout va bien : la personne s'habille correctement et sait ce qui lui plaît. Le symptôme est ailleurs, elle répète. Trois ou quatre associations qui marchent, portées en boucle, et une lassitude qui grandit. Ou bien elle achète beaucoup, aime chaque pièce séparément, et n'arrive plus à les combiner.
Variante très fréquente : la personne a du style dans un contexte et pas dans un autre. Impeccable au travail, perdue le week-end, ou l'inverse. Le vocabulaire existe, mais il ne couvre qu'une partie de sa vie.
Ce qu'il faut travailler en priorité
Ici les fondations sont souvent déjà là, au moins intuitivement. Reprendre à zéro serait une perte de temps et une manière de dévaloriser un travail déjà fait. L'intervention est plus chirurgicale.
- Les angles morts. Il y a presque toujours une catégorie entière jamais travaillée : les chaussures, les vestes, les couleurs hors neutres. C'est là que se trouve le gain.
- Les proportions. Beaucoup de personnes qui « ont du style » appliquent un seul schéma, celui qui a fonctionné une fois. En varier deux ou trois renouvelle tout un dressing sans rien acheter, cf. le jeu des proportions.
- Les accessoires. Le levier numéro un de ce profil. Une ceinture, des boucles d'oreilles bien choisies, un sac avec du caractère : la même tenue change de registre, cf. le pouvoir des accessoires.
- La précision de la nuance. Qui connaît globalement ses couleurs se contente souvent d'une approximation. Passer du « le bleu me va » au « ce bleu-là précisément » se voit sur les photos.
Avec ce profil, mon rôle n'est pas d'apporter des règles mais un regard extérieur exercé. Personne ne voit ses propres automatismes, et c'est le fait de les nommer qui les débloque.
Deux parcours, deux ordres de travail
Le cœur de l'article : les mêmes prestations existent pour les deux profils, mais on ne les prend ni dans le même ordre, ni pour la même raison.
Le parcours du profil 1 : construire
On avance par couches, du plus objectif au plus personnel. Je commence par la colorimétrie, en dossier écrit à 29 € pour poser la palette, ou en dossier plus rendez-vous d'une heure à 98 € quand il faut comprendre le raisonnement. Puis la morpho corps, 29 € en dossier, 138 € avec deux heures de rendez-vous, la séance la plus longue parce que c'est celle qui demande le plus d'essayages.
Vient ensuite le tri de dressing, 149 € pour trois heures, et uniquement après les deux analyses. C'est une condition, pas un argument commercial : trier sans repères revient à refaire au feeling ce qu'on essaie justement de sortir du feeling, cf. le tri de dressing avant tout shopping.
Le personal shopper, 250 € pour une après-midi à Bordeaux, arrive en dernier, souvent quelques mois plus tard. Emmener quelqu'un en boutique avant qu'il n'ait ses repères, c'est lui offrir une belle journée sans lui apprendre à la refaire seul.
Le parcours du profil 2 : débloquer
Ici, l'ordre s'inverse presque. Beaucoup viennent directement pour un personal shopper ou un tri de dressing, et c'est souvent le bon choix : elles savent ce qu'elles aiment, elles ont besoin qu'on casse leurs automatismes en situation réelle, avec des pièces sur le corps.
J'ajoute fréquemment une analyse ciblée, mais une seule, celle qui correspond à l'angle mort identifié : une morpho visage à 29 € ou 98 € quand la question porte sur les lunettes, les coupes de cheveux ou les boucles d'oreilles ; une colorimétrie quand la personne s'est enfermée dans les neutres par sécurité. L'après-midi de personal shopping donne les résultats les plus rapides sur ce profil.
Ce que les deux profils ont en commun
Malgré des chemins opposés, le socle est identique, et c'est lui qui justifie le titre : la mission est la même.
- On part de vos vêtements. Je commence toujours par ce que vous possédez déjà. Un accompagnement qui débute par une liste de courses est un accompagnement raté.
- On ne change pas votre style. Mon travail n'est pas de vous transmettre mes goûts, c'est de rendre les vôtres lisibles. Une personne sans repères a autant de goûts qu'une passionnée de mode, ils sont simplement enfouis sous les doutes.
- On vise l'autonomie. Le bon indicateur de réussite, dans les deux cas, c'est de ne plus avoir besoin de moi. Je transmets des critères, pas des tenues.
- Aucune morphologie et aucune couleur n'est un défaut, il n'y a que des combinaisons plus ou moins justes. C'est souvent le point qui soulage le plus, cf. morphologie et confiance en soi.
- Le résultat se mesure au quotidien, pas sur une tenue de gala, mais sur le mardi matin où l'on s'habille en quatre minutes sans hésiter.
Comment savoir où vous en êtes
Voici les questions que je pose au téléphone, et auxquelles vous pouvez répondre seule. Elles ne mesurent pas un niveau, elles identifient un point de départ.
- Devant une pièce qui vous plaît en boutique, pouvez-vous dire pourquoi elle vous irait ? Un ressenti : plutôt profil 1. Une coupe, une longueur, une nuance : plutôt profil 2.
- Combien de tenues différentes portez-vous en un mois ? Moins de cinq avec un dressing plein : profil 2 qui répète. Aucune dont vous soyez satisfaite : profil 1.
- Quel est votre dernier achat regretté, et savez-vous pourquoi ? Savoir nommer l'erreur est le signe le plus fiable d'une base déjà installée.
- Évitez-vous certaines situations à cause de la tenue ? Si oui, quel que soit votre niveau apparent, on commence par les fondations.
Si vous vous reconnaissez dans les deux, c'est normal : beaucoup sont profil 2 sur les couleurs et profil 1 sur les coupes, ou l'inverse. D'où l'intérêt de faire le point avant de choisir une prestation.
Le blocage propre à chaque profil
Chaque profil a son piège, et il n'est pas le même.
Le profil 1 se bloque sur l'excès de règles. À force de chercher des repères, il applique des consignes glanées partout, souvent contradictoires, et se retrouve plus paralysé qu'au départ. Le remède n'est pas d'ajouter des règles mais d'en retirer : trois principes appliqués valent mieux que vingt mémorisés.
Le profil 2 se bloque sur l'attachement à sa signature. Il a mis des années à construire quelque chose qui fonctionne, et y toucher fait peur. C'est pour cela que je ne lui demande jamais de changer de style : on garde la signature, on élargit le vocabulaire autour.
Dans les deux cas, le blocage n'est pas technique mais de l'ordre de la confiance. C'est aussi pourquoi je travaille beaucoup avec les vêtements que mes clientes possèdent déjà : voir une pièce connue fonctionner autrement rassure infiniment plus qu'un achat neuf.
Le cas de Nadia, profil 2 qui se croyait profil 1
Nadia m'a écrit en se présentant comme quelqu'un qui « n'y connaissait rien ». Elle voulait tout reprendre et prévoyait plusieurs mois. En quinze minutes de téléphone, j'ai compris que ce n'était pas son cas.
Elle savait précisément quelles coupes de pantalon lui allaient, connaissait ses longueurs de veste, expliquait très bien pourquoi telle encolure ne fonctionnait pas sur elle. Son problème était ailleurs : noir, gris et bleu marine exclusivement, et un seul schéma de tenue, haut ajusté et bas droit, répété depuis des années. Ce qu'elle prenait pour de l'incompétence était une base solide devenue trop étroite.
On a fait une colorimétrie, et rien d'autre. Elle a découvert des couleurs qu'elle n'avait jamais osé porter et que ses neutres n'étaient pas les bons : le noir la durcissait là où un brun profond la mettait en valeur. Trois mois plus tard, quatre pièces ajoutées avaient transformé le rendu de tout son dressing. Elle n'avait jamais eu besoin d'un accompagnement complet, juste du bon diagnostic de départ.
« Ana a un vrai don pour mettre les gens à l'aise et révéler ce qu'il y a de plus authentique en eux. Son approche est douce, professionnelle et très personnalisée. »
Carolina L., avis Google 5 étoiles
Vos questions fréquentes
Comment savoir si j'ai besoin d'un conseil en image ?
Le signe le plus fiable n'est pas le manque de style, c'est le manque de critères. Si vous ne savez pas expliquer pourquoi une pièce vous va, ou si vous portez toujours les mêmes trois tenues avec un dressing plein, un accompagnement vous fera gagner du temps. Si vous vous habillez avec plaisir et sans hésiter le matin, vous n'avez besoin de rien. Le rappel gratuit de 15 minutes sert à trancher cette question.
Par quelle prestation commencer quand on part de zéro ?
Par la colorimétrie, sans hésiter : le levier le plus rapide, le plus visible et le plus facile à appliquer en boutique. Elle existe en dossier écrit seul à 29 €, ou en dossier plus rendez-vous d'une heure à 98 €. On enchaîne sur la morpho corps, puis sur le tri de dressing, qui n'a de sens qu'une fois ces repères posés.
Le conseil en image sert-il à quelque chose si j'ai déjà du style ?
Oui, mais pas pour les mêmes raisons. Avec ce profil, je n'apporte pas de règles mais un regard extérieur sur les automatismes que personne ne voit chez soi. Le travail porte sur les catégories jamais explorées, la variation des proportions et les accessoires. C'est souvent le format le plus rapide : une seule séance ciblée suffit fréquemment à débloquer plusieurs années de répétition.
Est-ce qu'on va me faire jeter mes vêtements ?
Non. Le tri de dressing sert à comprendre pourquoi certaines pièces ne sortent jamais, pas à vider une penderie. Certaines partent, beaucoup restent et sont simplement portées autrement. Une bonne séance se termine souvent par des tenues nouvelles composées à 100 % de pièces que vous aviez déjà.
Faut-il un gros budget pour se faire accompagner ?
Non, et c'est pour cela que chaque analyse existe en dossier écrit seul à 29 € : vous m'envoyez vos photos, je réponds sous 48 h avec un dossier personnalisé. Les formules avec rendez-vous, 98 € ou 138 € selon la prestation, s'adressent à celles qui veulent comprendre le raisonnement et poser leurs questions en direct. Pas de pack imposé : on prend ce dont vous avez besoin.
Peut-on se faire accompagner à distance ?
Oui, et c'est le cas d'une grande partie de mes clientes. Les analyses fonctionnent en visio partout en France ou en dossier écrit envoyé par email après réception de vos photos. Seuls le tri de dressing et l'après-midi de personal shopping à Bordeaux supposent une présence physique.
Combien de temps avant de voir un résultat ?
Sur les couleurs, immédiatement : dès le premier essai devant un miroir, la différence de teint se voit. Sur la morphologie, quelques semaines, le temps d'appliquer les repères en cabine. Sur la garde-robe complète, plutôt trois à six mois, parce qu'elle se construit par remplacements successifs et pas d'un coup.
Ce qu'il faut retenir
La question n'est jamais « ai-je du style ou non », mais « d'où est-ce que je pars ». Un profil sans repères a besoin de fondations posées dans un ordre précis : couleurs, morphologie, puis tri. Un profil qui tourne en rond a besoin d'un regard extérieur qui nomme ses automatismes et ouvre les catégories jamais explorées. Deux métiers dans le même métier.
Le point d'arrivée, lui, ne change pas : s'habiller seule, vite, avec plaisir, et reconnaître en boutique ce qui va fonctionner. Que vous partiez de zéro ou d'un style déjà installé, l'objectif est le même et il est atteignable dans les deux cas.
Pour aller plus loin